
Enfant
prodige, né à Brunswick dans une famille
pauvre, Gauss obtint une bourse (1792) du duc de Brunswick afin de poursuivre
ses études. Il étudia à Göttingen de 1795 à 1798 et soutint sa thèse l'année
suivante à Helmstedt sous la direction de Pfaff.
Illustre mathématicien (arithmétique, géométrie différentielle), physicien (importants travaux et publications en électricité, optique et magnétisme, théorie du potentiel), Gauss fut aussi un astronome réputé : succédant à Mayer (1807) il fut directeur de l'observatoire de Göttingen tout en enseignant à l'université. Il établit l'orbite de Cérès (découverte en 1801 par l'astronome italien Giuseppe Piazzi) en utilisant la méthode des moindres carrés (voir ci-après).
Sollicité par von Humboldt, Gauss est, avec Wilhelm Weber (1804-1891), à l'origine de l'étude du champ magnétique terrestre. Le gauss est aujourd'hui l'unité d'induction magnétique. Ce grand savant, sera surnommé par ses pairs Prince des mathématiciens.
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L'arithmétique de Gauss et la notion de congruence : |
Une des contributions majeures de Gauss en mathématiques sera dans ses Recherches arithmétiques (Disquisitiones arithmeticae, 1801) où il crée le concept de congruence, outil puissant dans la résolution d'équations en nombres entiers. Gauss établit un grand nombre de théorèmes fondamentaux complétant magnifiquement l'arithmétique d'Euclide.
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Le théorème fondamental de l'algèbre : |
Dans sa thèse de doctorat exposée à Helmstedt, Gauss démontre complètement (1799) le théorème fondamental de l'algèbre (énoncé au préalable par Girard et démontré partiellement par d'Alembert) de quatre façons différentes :
Tout polynôme d'une variable complexe, de
degré n, admet n racines complexes
(éventuellement égales)
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L'étude des polygones réguliers, leur constructibilité : |
S'intéressant aux problèmes anciens de la géométrie grecque, Gauss étudia les nombres et les polygones réguliers (angles égaux et côtés égaux) constructibles à laide des seuls règle et compas autorisés par Platon et Euclide.
L'étude des polygones réguliers est né de la volonté d'améliorer les calculs de la circonférence sur lesquels se pencheront tout particulièrement Archimède et, bien plus tard au 15è siècle : de Cusa dans le calcul de p (rapport de la circonférence à son diamètre).
Gauss énonça qu'un polygone régulier à n côtés est constructible si, condition suffisante , n est un nombre premier de Fermat, de la forme 22^p + 1 (^ signifiant ici exposant). Gauss affinera la condition sous une forme plus générale qui sera entièrement démontrée par Wantzel en 1837.
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Le développement de la théorie des nombres algébriques, la reconnaissance des nombres négatifs : |
Gauss est aussi à l'origine de la théorie des nombres algébriques, née de la volonté de résoudre algébriquement les équations polynomiales, problème très difficile résolu par la négative par Abel (degré 5) et Galois (pour tout degré excédant 4). Au cœur de cette théorie se retrouvera le grand théorème de Fermat et les recherches des grands algébristes que furent Kronecker, Kummer, Lamé, Dirichlet, Dedekind, Weber, et Hilbert avec son ZahlBericht (1893).
Nombre algébrique selon Abel :
Remarquons
ici qu'avec les travaux de Gauss et, précédemment, de Euler, on peut considérer que les
nombres
négatifs (
Jean de Baugrand, 1638) sont définitivement
considérés comme des nombres à part entière. Depuis la Chine et surtout les mathématiques
indiennes du 7ème siècle, il
aura donc fallu plus de 1000 ans pour donner à ces nombres
"faux" ou "absurdes", "fictifs" ou "quantités impossibles", le statut de nombre qui leur était
refusé de par l'héritage babylonien
et grec.
Le nombre ou la fraction étant alors la mesure d'une grandeur géométrique, donc "positive". Il faut rendre cependant hommage à Girard qui les avait intégrés dans son Invention nouvelle en l'Algèbre (1629) afin de pouvoir énoncer qu'un polynôme de degré n admet n racines réelles ou imaginaires (théorème fondamental de l'algèbre).
Brahmagupta
, Stifel , Girard , Descartes
, Buée
| La théorie moderne des nombres complexes : |
Les quantités imaginaires (nombres complexes) subissaient le même sort depuis leur apparition dans les travaux de Bombelli. Leur statut de nombre émerge avec la notation z = a + bi, incluant les nombres usuels (réels) lorsque b = 0 :
On
doit à Gauss (1831) une définition précise des
nombres
complexes (lépithète est
de lui en remplacement du qualificatif imaginaire qu'avaient
utilisé à l'origine Cardan
et Bombelli),
l'écriture (définitive, enfin !) sous la forme z = a + bi avec i2
= -1 (notation due à Euler) leur interprétation et
représentation géométriques (dont la
paternité revient à Wessel et Argand)
et l'étude des fonctions analytiques d'une variable
complexe.
Le nombres complexe a - bi, est appelé nombre conjugué de z, on le note généralement z : cette notation est conforme à la tradition d'appeler conjugué du nombre a + b la quantité a - b. On a en particulier zz = a2 + b2.
Le nombre réel a est appelé partie réelle de a et souvent noté Re(z); le nombre réel b est la partie imaginaire de z et généralement notée Im(z).
Module, argument, interprétation géométrique :
![]()
Posons j =
(-1 + i
3)/2;
on a j2 = (-1 + i
3)2/4
= (-1 - i
3)/2 =
-1 - j, donc 1 + j + j2 = 0; on a la relation algébrique : x3 - 1 = (x - 1)(1 + x + x2). Donc j3 - 1 = 0
et j apparaît donc comme
une des trois racines
cubiques (complexes)
de l'unité; les autres sont 1
(bien connue !) et j2 = (-1 - i
3)/2,
conjugué de j.
Racines carrées, cubiques, n-ièmes d'un
nombre complexe
:
L'ensemble C des nombres complexes, corps commutatif, s'interprète en tant qu'espace vectoriel de dimension 2 sur R. Gauss affirme la même année, conviction sans preuve, qu'il n'existe pas d'autre système de nombres "hypercomplexes", surcorps de R, possédant la structure de corps commutatif.
Structures algébriques :
d'Alembert et les nombres imaginaires
:
Hamilton et quaternions
, Cayley et octonions
Exercices divers niveau Ter/Sup
| Entiers de Gauss : |
Afin de rechercher les solutions
d'équations
diophantiennes (étude
d'équations en nombres entiers), comme ce résultat dû à
Fermat selon lequel tout
entier p premier de la forme 4n + 1 est une somme de deux carrés, Gauss introduira
implicitement la notion
d'anneau
avec l'ensemble, noté de nos jours Z[i], des
nombres complexes de la forme a + bi, également notés a +
b
, où a et b sont entiers,
et celle d'extension de corps (sur-corps) avec celle de
Q(i).
Cependant les appellations anneau et corps ne sont pas de Gauss : elles furent introduites ultérieurement par Hilbert (anneau) et Weber (corps), mais Dedekind fut un des premiers à manipuler ces concepts au sens de structure algébrique.
Corps de nombres
algébriques : ![]()
On peut définir dans Z[i] une arithmétique prolongeant celle des entiers relatifs : si d et z sont éléments de Z[i], d sera diviseur de z s'il existe un élément z' de Z[i] tel que z = dz'; par exemple, 1 + i est un diviseur de 3 + i puisque (1 + i)(2 - i) = 3 + i. On remarque que i est un diviseur de tout élément z de Z[i] puisque (a + bi)/i = b - ai. Dans cet ensemble l'entier 5, par exemple, n'est pas un nombre premier puisque 5 = (2 + i)(2 - i). Par contre 3 en est un : il n'admet pas d'autres diviseurs (au signe près) que 1, i et lui-même.
Divisibilité dans un anneau commutatif :
En remarquant que (a + bi)(a - bi) = a2 + b2, on voit qu'une somme de carrés entiers est toujours factorisable dans Z[i] et on peut retrouver le résultat suivant :
Tout nombre premier dans
N de la forme 4n + 1 se décompose de façon unique
en somme de deux carrés
(d'entiers)
Des entiers premiers comme 13 = 32 + 22, 17 = 42 + 12 , ... , 421 = 142 + 152 en sont des exemples.
Pour en savoir un peu plus :
LE LIVRE DES NOMBRES, par J.H.
Conway et R.K. Guy ,
Ed. Eyrolles - 1998.
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Géométrie différentielle, étude
des surfaces, coordonnées curvilignes
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La géométrie différentielle consiste à cette époque en l'étude locale des courbes et des surfaces paramétrées (de l'espace usuel) faisant intervenir le calcul différentiel (orientation, tangentes, plan tangent, normale, torsion, ...) et intégral (longueur d'un arc, aires).
Après
Clairaut
et Monge,
Gauss apporte une vision novatrice dans l'étude des
surfaces
(par exemple, la sphère, le tore,
l'ellipsoïde,
le ruban de
Möbius...), de leurs
courbures
et de leurs
géodésiques,
chemin le plus court entre deux points
(
surface)
avec l'usage
des coordonnées paramétriques (dont l'initiateur fut Euler)
dans un vaste traité de
géométrie
différentielle (Recherches sur la théorie
générale des surfaces courbes, 1827).
Courbure, torsion :
Courbure gaussienne (ou
totale) :
![]()
Riemann donnera une interprétation plus abstraite de cette géométrie avec l'étude des fonctions complexes, les premiers apports de la topologie et la notion de variété différentielle sur laquelle reposera plus tard la théorie de la relativité d'Einstein.
Frenet
, Serret
, Darboux
, Ribaucour
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Les coordonnées curvilignes : |
En remplacement de l'équation générale f(x,y,z) = 0 ou z = f(x,y) que Monge utilisait, Gauss définit un point M(x,y,z) d'une surface par la donnée de x, y et z au moyen de deux paramètres :
Le couple (u,v) constitue les coordonnées curvilignes de M (du latin curvus = courbe, par opposition aux coordonnées cartésiennes x, y, z de Descartes calculées relativement à un repère "rectiligne"). Elles sont également dites de Gauss ou gaussiennes.
En écrivant (u,v)
j(u,v),
vecteur de R3 de coordonnées x = f(u,v), y = g(u,v), z =
h(u,v), on obtient une représentation paramétrique de la surface dont les
éléments caractéristiques seront donnés par les relations entre les dérivées
partielles de j par rapport à u et v.
Par exemple, la
normale en un point M(u,v) sera donnée par le produit vectoriel
j/
u
j/
v
lorsque M est régulier :
j/
u
et
j/
v
indépendants.
Si on fixe u (resp. v), un point M de la surface décrit une courbe dite première ligne de coordonnées (resp. seconde) et tout point M de la surface est généralement à l'intersection des deux lignes de chaque famille ainsi engendrée.
Cas du ruban de Möbius :
Étude
locale d'une surface, trièdre de Ribaucour, indicatrice de Dupin :
![]()
Sur la sphère de rayon R, les coordonnées curvilignes sont la longitude l et la latitude q et les lignes de coordonnées sont alors les méridiens (grands cercles : de diamètre 2R) et les parallèles : cercles parallèles à l'équateur. L'équateur a pour latitude 0. Un méridien origine doit être est choisi pour définir la longitude.

Surfaces élémentaires :
Tracer une surface avec Wim's (lien externe) :
![]()
| Géométrie non euclidienne : |
Cherchant à réfuter le 5e postulat d'Euclide, Gauss perçoit la géométrie, dite aujourd'hui de Lobatchevski ou encore hyperbolique (géométrie sur une surface à courbure négative), mais préoccupé par d'autres tâches, Gauss ne publie pas ces travaux. On trouve la preuve de ces recherches dans une lettre adressée au mathématicien allemand Franz Adolph Taurinus en 1824.
| Méthode du pivot (ou des pivots), réduction de Gauss (matrices) : |
Elle permet une résolution pratique (algorithme) des systèmes d'équations linéaires :
a1,1x1 + a1,2x2 + + a1,nxn = b1
a2,1x1 + a2,2x2 + + a2,nxn = b2
...
an,1x1 + an,2x2 + + an,nxn = bn
Gauss procède par transformations (dites élémentaires) sur les lignes, à savoir : permutations, multiplication par un réel non nul, combinaisons linéaires, afin de ramener le système à un système triangulaire (c'est à dire dont la matrice est triangulaire : les termes sous la diagonale sont nuls), ce qui permet d'obtenir facilement les solutions.
Cette méthode est au programme des classes de Terminale S. Lorsque le système n'est pas de Cramer ou est rectangulaire, on tente de trianguler le système principal extrait. Gauss a également construit un algorithme de résolution par itérations successives qui sera amélioré par Jacobi et Seidel.
La mise sous forme triangulaire d'une matrice selon le procédé de Gauss
porte le nom de réduction de Gauss ou
réduite de Gauss. L'algorithme permet de
déterminer le rang d'une matrice et l'indépendance linéaire d'un système de
vecteurs.
Voici un exemple dans R3 : considérons u(2,3,1), v(3,4,1) et w(1,2,1). On peut écrire la matrice M correspondant à ces trois vecteurs :

Avec des notations qui paraîtrons bien évidentes au lecteur procédons à L2 ==> L2
-
L1 et L3 ==> L3 - ½ L1.
La matrice M devient :

Si l'on procède maintenant dans M' à L3 ==> L3 - L2, il vient la forme recherchée :

La matrice M" est triangulaire. Mieux : on voit que le terme de rang 3 de la diagonale est nul. Par conséquent ses vecteurs colonnes sont dans le plan des (x,y). Les deux premiers sont clairement non colinéaires : u, v et w sont coplanaires et la matrice initiale M est de rang 2. On pouvait reconnaître cet état de fait par L3 = L2 - L1 ou encore remarquer la liaison des colonnes : 2C1 - C3 = C2.
| Loi de Laplace-Gauss aussi appelée loi normale, cloche de Gauss : |
Cette loi
de probabilités intervient dans l'étude de
phénomènes quantitatifs aléatoires continus soumis à de
multiples causes (aucune d'entre elles n'étant prépondérante), agissant additivement et indépendamment l'une
de l'autre et dont la répartition des valeurs s'étale
autour de leur moyenne.
par continu, on entend dont les
valeurs peuvent être des nombres réels quelconques. Un phénomène non continu
est dit discret : ses valeurs sont entières
et dénombrables, c'est le cas de la loi de Poisson.
Si X est la variable aléatoire soumise à une
telle loi, on recherche la probabilité que X prenne ses valeurs dans un
intervalle donné. La densité de la loi
normale de moyenne m (espérance mathématique) et d'écart-type
est :

Sa représentation est une courbe en cloche comme illustrée ci-dessus (ancien billet de 10 marks allemands).
Étude de la loi normale, approximations, tables (programme JavaScript) :
Galton et loi normale
| Intégrale de Gauss : |
Ce résultat montre que la densité f de la loi normale est intégrable sur R et que son intégrale est égale à 1, ce qui est nécessaire pour une densité de probabilité.
Suivant les auteurs, l'intégrale de
Gauss présente quelques variantes :
Si l'on intègre e-x²/2 sur R tout entier, alors, par
parité, on trouve un résultat double : G =
.
Si l'on intègre e-x² sur R+, G prend la valeur
/2.
Enfin, si c'est l'intégrale sur R tout entier de e-x²
que l'on considère, alors G =
.
Si l'on considère le
second cas en restreignant l'intervalle d'intégration à l'intervalle fini [0,x], on
obtient une fonction intégrale, souvent notée erf(x) pour signifier
error function. On la rencontre souvent
multipliée par 2/
. L'intégrale sur [x,+
[
est alors son complémentaire et se note erfc. On a :
erf(x) + erfc(x) = 1
Usage de erf en thermodynamique (site externe) :![]()
| Les fonctions et intégrales elliptiques : |
Gauss s'intéressa très tôt (au tout début du 19è siècle) aux fonctions elliptiques mais ne publia pas ses travaux. C'est ainsi qu'il sera le premier à découvrir leur double périodicité dans l'étude de l'intégrale elliptique :
![]()
On connaît l'intégrale :

qui n'est autre que la fonction Arcsin, réciproque de la fonction circulaire sinus. Ainsi, l(x) peut s'interpréter de façon semblable non plus sur le cercle x2 + y2 = 1 mais sur la courbe d'équation x4 + y2 = 1, appelée lemniscate elliptique.
| La théorie des formes quadratiques : |
Dans ses Recherches arithmétiques, Gauss fonde la théorie des formes quadratiques, que développeront Cayley et Sylvester. Dans le cas de deux (resp. trois) variables réelles x et y, une forme quadratique f est une fonction numérique de deux (resp. trois) variables de la forme :
Ces formes se retrouvent dans l'étude d'équations diophantiennes, en géométrie analytique (produit scalaire) et en géométrie différentielle pour l'étude des surfaces (distance, orthogonalité, courbure). Elles firent l'objet de travaux importants de la part des mathématiciens du 19è siècle.
En savoir plus sur les formes
quadratiques :
![]()
| La méthode des moindres carrés : |
En tant
qu'astronome, Gauss fut amené à étudier des méthodes d'ajustement de ses
nombreuses observations (comme le fit en son temps Mayer)
:
On considère un nuage de points Mi(xi,yi) que l'on désire ajuster au mieux par une fonction mathématique f donnée : on recherche les paramètres de f les plus adéquats (fonction affine, polynôme, exponentielle, etc.) minimisant la somme des carrés des distances entre yi et f(xi).
Laplace revendiqua la paternité de cette méthode également utilisée (initiée serait plus exact) indépendamment par Legendre.
Exercice
pas gai : taux
de mortalité (faisant usage de la méthode des moindres
carrés)
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On doit à Gauss l'établissement de la formule, souvent dite de Euler-Gauss :
A ce sujet, on pourra se référer (partiellement) sur Google Livres
au livre de Konrad Königsburger :
clic me...
Initiées par Gauss, les séries hypergéométriques, réelles ou complexes, sont des séries entières, de la forme Sunzn où le rapport un+1/un des coefficients de deux termes consécutifs est une fonction rationnelle de n. Cette appellation hypergéométrique provient du fait qu'on généralise ainsi celle de série géométrique Sazn où le rapport en question est a = constante.
Gauss fait là usage du symbole P,
symbole de produit fini ou non.
| Le prix Karl Friedrich Gauss : |
Ce prix a été récemment créé (2006) par l'Union Mathématique Internationale en association avec l'Union mathématique allemande. D'un montant de 10 000 euros, il récompense des contributions marquantes dans le domaine des mathématiques appliquées et est décerné lors du congrès mathématique international se réunissant tous les 4 ans lors de la remise des médailles Fields.
En août 2010, le prix fut décerné au français Yves Meyer pour ses travaux sur les ondelettes associés à la compression des images numériques. Le japonais Kiyoshi Itō, décédé en 2008 à l'âge de 91 ans, fut le premier récipiendaire en 2006.