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On ne
le confondra pas avec Nicomaque de Stagire, médecin auprès du roi Philippe de
Macédoine, père d'Aristote (4ème siècle av. J.-C.).
Ce mathématicien grec, né à Gerasa (ville de Palestine, dans l'actuelle Jordanie), admirateur de Pythagore, dont il écrivit une biographie, s'intéressa tout particulièrement à l'arithmétique et à la musique. Nicomaque est qualifié de néo-pythagoricien : le néo-pythagorisme est une philosophie inspirée de celle de Pythagore, où règne l'harmonie du "tout est nombre" (sous-entendu entier).
| Les nombres polygonaux : |
Dans un traité, que traduira le philosophe latin Boèce au 6e siècle, Introductio Arithmeticae, il reprend et complète toute l'arithmétique de l'école pythagoricienne.
On y trouve l'étude des nombres figurés,c'est à dire que l'on peut représenter par des figures géométriques : triangulaires (fig.1), carrés (fig.2), pentagonaux (fig. 3), etc.
Si on note Tn le
nombre
triangulaire de rang n, on a T1
= 1, T2 = 3, T3 = 6 et, d'une façon
générale :
Donc Tn n'est autre que la somme des n premiers entiers naturels.
Une
importante étude des nombres triangulaires fut donnée par Alhazen
afin d'obtenir certaines quadratures (calculs d'aires) et cubatures (calculs de
volumes). On trouvera des développements intéressants dans la revue
Repères n°11 - avril 1993 par
André Stoll, IREM de Strasbourg.
Si Cn désigne maintenant le
nombre
carré
de rang n (fig.2) , on constate la
récurrence :
On peut en déduire que la somme des nombres impairs consécutifs est :
Quant
aux nombres
pentagonaux
(fig. 3),
on prouvera facilement que leur nombre Pn vérifie
la relation :
On
peut "mettre d'accord" toutes ces formules par : si k désigne
le nombre de côtés du polygone (k
3), que nous appelons son ordre, et n le rang du nombre
polygonal, alors ce nombre vérifie la relation
générale :
et finalement :
Rappelons ici :
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On raconte que Gauss, alors enfant, avait prouvé la généralité de cette formule alors que son instituteur lui demandait de calculer la somme S de quelques entiers consécutifs 1 + 2 + 3 + ...+ n : en écrivant S = n + ... + 3 + 2 + 1, il constate alors que S + S = 2S n'est autre que n x (n + 1), d'où la formule donnant la somme des n premiers entiers naturels : S = n(n + 1)/2 |
Un exercice d'application :
Suites
arithmétiques :![]()
Prouver par récurrence la formule ci-dessus : 13 +
23 + ... + n3 = (1 + 2 + ... +
n)2
![]()
L'étude des nombres polygonaux ne se limita pas à l'école pythagoricienne, car Fermat énonçait en 1636 que :
Tout entier naturel peut
s'écrire comme somme de n nombres polygonaux d'ordre n
(3 nombres triangulaires, 4 nombres
carrés, 5 nombres pentagonaux, etc.)
Ce résultat fut prouvé par Lagrange pour n = 3, Legendre pour n = 4 et Cauchy prouva le cas général (1813). Ces travaux relèvent de ce que l'on appelle la théorie additive des nombres où l'on rencontre tout particulièrement Lagrange, Waring Hardy, Littlewwod , Ramanujan et Siegel.
Ajoutons
enfin que l'on étudia également les nombres
tétraédriques
(obtenus en superposant des nombres
triangulaires par rang décroissants) et les nombres
pyramidaux
(en superposant des nombres carrés par rang
décroissants).
Pour en savoir plus :
| Nombres parfaits, abondants, déficients, ... : |
Nicomaque étudia les nombres
parfaits, amicaux, abondants ou déficients qu'étudièrent ultérieurement les mathématiciens arabes comme Thabit ben Q'ra puis Fermat, Euler, Descartes et Gauss :
Est déclaré
abondant un
entier N dont la somme de ses diviseurs propres (autres que
lui-même) est supérieure à N.
20 est abondant : la somme de ses diviseurs propres est 1 + 2 + 4 + 5 + 10 = 22.
Est déclaré
déficient celui dont la somme des diviseurs propres
(autres que lui-même) lui est inférieure. On montre facilement que
toute puissance d'un nombre premier est déficient. Il en est
de même du produit de deux nombres premiers (autre que 6 = 2
fois 3 qui est parfait)
16 est déficient : la somme de ses diviseurs propres est 1 + 2 + 4 + 8 = 15.
Est déclaré
parfait celui dont la somme
des diviseurs propres (autres que lui-même) lui est égale.
6 = 1 + 2 + 3 est parfait, ainsi que 28 = 1 + 2 + 4 + 7 + 14
On ne connaît pas encore de nombres parfaits impairs : en existe-t-il ? malgré l'obstination des mathématiciens, le problème reste ouvert.
En savoir plus :
Divisibilité, nombre et somme des diviseurs d'un nombre :
![]()
| Recherche des nombres abondants : |
Ces nombres ne sont pas encore caractérisés de nos jours : on
sait cependant que tout multiple de 6, autre que 6 lui-même, est abondant. Il
existe une infinité de nombres abondants pairs et impairs. Si les nombres
abondants pairs sont nombreux, les impairs sont plus rares : le plus petit
entier abondant impair est 945.
| <SCRIPT
LANGUAGE=JavaScript> function go() { p="i" p=prompt("pais ou impairs (p/i) :",p) if (p==null) {return} if (p=="i") {n=-1} else {n=0} while (1) { n=n+2 s=0; for (i=1;i<n;i++) { if (n%i==0){s=s+i} } if (s > n) {if (!confirm(n+ " est abondant"+"\n"+"Je continue ?")) return}} } } </SCRIPT> |
<FORM ACTION="" METHOD=POST> |
La seule réponse impaire inférieure à 1000 est 945. Au delà, vous en trouverez 17 inférieurs à 10000 : 1575, 2205, ..., 9765.