ChronoMath, une chronologie des MATHÉMATIQUES
à l'usage des professeurs de mathématiques, des étudiants et des élèves des lycées & collèges

KRONECKER Leopold, allemand, 1823-1891

Professeur à l'université de Berlin et algébriste à l'instar de son professeur Kummer, au lycée et à l'université de Berlin où enseignaient également Jacobi, Steiner et Dirichlet (qui dirigea sa thèse, De unitatibus complexis = Des unités complexes, 1845 : il n'avait que 22 ans).

Son apport en la théorie des corps de nombres algébriques est capital. Kronecker intervint également en algèbre linéaire, nouvelle branche des mathématiques initiée par Cayley. Ses travaux seront poursuivis par Hilbert.

En théorie des nombres, il poursuivra les travaux de Kummer sur les nombres idéaux, prolongement de son sujet de thèse, avec sans doute le secret espoir de démontrer le grand théorème de Fermat.

Reprenant les idées de Galois sur la résolution des équations algébriques, il publia, la même année que Hermite (1858) sur le sujet, une élégante étude de l'équation du 5è degré faisant usage des fonctions elliptiques.

En tant qu'algébriste convaincu de la prééminence des entiers naturels dans l'architecture mathématique, Kronecker s'est écarté, parfois assez violemment, de ses contemporains ou collègues comme Weierstrass, Dedekind ou Cantor à propos de la construction des nombres réels (nombres irrationnels), lesquels introduisaient des concepts d'analyse fonctionnelle. L'existence de 2 n'est pour lui qu'une de l'esprit : ce n'est pas un nombre. On peut certes l'approcher mais pas la traiter comme un objet mathématique bien construit tel qu'un entier. On lui doit cette pensée pythagoricienne :

Dieu a créé les nombres entiers, le reste est l'œuvre de l'homme.

et il précisait que la recherche mathématique devait s'appuyer exclusivement sur les simples propriétés des nombres entiers.

Le futur montrera que l'analyse de Weierstrass l'a emporté mais le doute de Kronecker, à la base du constructivisme de Brouwer et Poincaré, engendra la réflexion sur la remise en cause de principes supposés évidents, comme celui du tiers exclu ou de l'axiome du choix. Au début du 20è siècle, la crise sur les fondements des mathématiques, générée par les paradoxes de la théorie des ensembles de Cantor, fut une dure mais salutaire bataille.

Logicisme, constructivisme (intuitionnisme), formalisme :

Symbole de Kronecker :

 

Ce symbole est utilisé tout particulièrement en calcul matriciel et en algèbre linéaire.

Applications linéaires, calcul matriciel :

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Houël   Codazzi
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