ChronoMath, une chronologie des MATHÉMATIQUES
à l'usage des professeurs de mathématiques, des étudiants et des élèves des lycées & collèges

LAMÉ Gabriel, français, 1795-1870

Voué au notariat dès l'âge de 16 ans, Lamé découvre les mathématiques en "tombant" par hasard sur un livre de Legendre. Il s'inscrit alors à Paris au lycée louis-le-Grand. Polytechnicien (sorti 3ème), physicien, ingénieur des Mines (1820), Lamé participa en Russie (1820-1830) à la mise en chantier des voies de communication engagée par le tsar Alexandre 1er.

Rentré en France, Lamé enseignera la physique à l'École Polytechnique (1833-44) puis la physique mathématique et le calcul des probabilités à la faculté des Sciences de Paris-Sorbonne. Lamé fut élu à l'Académie des sciences en 1843.

Physicien et mathématicien réputé, on doit à Lamé d'importants résultats relatifs à la théorie mathématique de l'élasticité (1852) et en théorie analytique de la chaleur (1856). Une équation différentielle, intervenant en thermodynamique, porte son nom.

En géométrie différentielle (on parlait plutôt à l'époque de géométrie infinitésimale), il crée, en liaison avec la physique, de nouveaux outils pour l'étude des surfaces, en particulier ses coordonnées curvilignes définies au moyen de trois quadriques homofocales :

Courbes de Lamé :

En mathématiques, ses travaux portent essentiellement sur la géométrie analytique (équations de courbes et surfaces, lieux géométriques) qu'il développe dans un traité qu'il intitula Examen des différentes méthodes pour résoudre les problèmes de géométrie, publié en 1818. Lamé étudia tout particulièrement une famille de courbes dont l'équation générale est de la forme :

(x/a)n + (y/b)n = 1

a, b et n sont des constantes données, n n'étant pas nécessairement entier. Si n = 2, on retrouve l'équation de l'ellipse. On donne le nom laméennes aux cas particuliers de la forme :


cas k = 2 (en rouge) et k = -2 (en bleu)

Étude des courbes de Lamé :
Le grand théorème de Fermat :

Lamé étudia également le dernier et célèbre grand théorème de Fermat en prouvant la conjecture pour n = 7 :

l'égalité a7 + b7 = c7 est impossible pour a, b et c non nuls dans N.

Si, dans l'équation des courbes de Lamé, m = 7 et a = b entier, on obtient x7 + y7 = a7 et on est amené à montrer que la courbe ne possède pas de points à coordonnées entières.


Rodrigues  Bienaymé
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