
Voué au notariat dès l'âge de 16 ans, Lamé
découvre les mathématiques en "tombant" par hasard sur un livre de
Legendre. Il s'inscrit alors à Paris au lycée
louis-le-Grand. Polytechnicien (sorti 3ème), physicien, ingénieur des
Mines (1820), Lamé participa en Russie (1820-1830) à la mise en
chantier des voies de communication engagée par le tsar
Alexandre 1er.
Rentré en France, Lamé enseignera la physique à l'École Polytechnique (1833-44) puis la physique mathématique et le calcul des probabilités à la faculté des Sciences de Paris-Sorbonne. Lamé fut élu à l'Académie des sciences en 1843.
Physicien et mathématicien réputé, on doit à Lamé d'importants résultats relatifs à la théorie mathématique de l'élasticité (1852) et en théorie analytique de la chaleur (1856). Une équation différentielle, intervenant en thermodynamique, porte son nom.
En géométrie différentielle (on parlait plutôt à l'époque de géométrie infinitésimale), il crée, en liaison avec la physique, de nouveaux outils pour l'étude des surfaces, en particulier ses coordonnées curvilignes définies au moyen de trois quadriques homofocales :
Leçons sur les coordonnées curvilignes et
leurs diverses applications (table des matières en f21) :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k99670t.image.f1
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Courbes de Lamé : |
En mathématiques, ses travaux portent essentiellement sur la géométrie analytique (équations de courbes et surfaces, lieux géométriques) qu'il développe dans son traité qu'il intitula Examen des différentes méthodes pour résoudre les problèmes de géométrie (1818).
Lamé étudia une famille de courbes dont l'équation générale est de la forme :
où a, b et n sont des constantes données, n n'étant pas nécessairement entier. Si n = 2, on retrouve l'équation de l'ellipse. On donne le nom laméennes aux cas particuliers de la forme :
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cas k = 2 (en rouge) et k = -2
(en bleu)
| Le grand théorème de Fermat : |
Lamé étudia également le dernier et célèbre grand théorème de Fermat en prouvant la conjecture pour n = 7 :
Si, dans l'équation des courbes de Lamé, m = 7 et a = b entier, on obtient x7 + y7 = a7 et on est amené à montrer que la courbe ne possède pas de points à coordonnées entières.