
Hipparque,
dit le Rhodien, car la plupart de ses travaux furent
écrits à Rhodes, est sans doute
le plus brillant astronome de l'Antiquité.
On peut le considérer comme le fondateur de la trigonométrie, nouvelle branche des mathématiques (pilier!) que Regiomontanus développera 1500 ans plus tard comme une des branches maîtresses des mathématiques.
Trigonométrie tient son nom du grec
trigônos = triangle et métron = mesure : mesure des
angles d'un triangle.

Par ses observations
astronomiques (mouvements apparents de la Lune et du Soleil
principalement), Hipparque comprend que les modèles d'orbites
circulaires concentriques d'Eudoxe
et de Conon de
Samos ne sont pas satisfaisants, les planètes
observées ne restant
manifestement
pas à la même distance de la Terre lors de leurs révolutions.
Hipparque nous légua la division de la circonférence en 360° (1° = 60' = 3600''). On lui doit les premières tables trigonométriques (par usage des longueurs de cordes) de raison un demi-degré et le premier catalogue d'étoiles : il en recensa 1025 !
Toutefois,
la paternité de l'usage du système
sexagésimal, c'est à dire à base 60 revient aux Babyloniens.
Selon certains spécialistes, Hypsiclès
d'Alexandrie, mathématicien et astronome qui vécut à Alexandrie au 2è siècle
avant J.-C. l'aurait également utilisé avant Hipparque.
Systèmes de numération
:
La mesure du temps (base 60) héritée des babyloniens
:
Ptolémée
Angles et mesures
(exercices niveau collège)
On doit aussi à Hipparque l'usage de parallèles et de méridiens pour les mesures sur Terre, la détermination de son inclinaison sur l'écliptique, l'invention de l'astrolabe (mesurant la hauteur des astres au-dessus de l'horizon), l'explication des éclipses, une carte du ciel décrivant près de 1000 étoiles ou constellations et tout particulièrement la découverte de la précession des équinoxes (mouvement conique décrit par l'axe de rotation de la Terre en 26000 ans).
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La théorie des épicycles pour tenter d'expliquer la mécanique céleste : |
Se basant sur une idée d'Apollonius
de Perge, il invente un système
savant rendant mieux compte des trajectoires observées : la
planète (à droite,
en
jaune) décrit uniformément un
cercle, dit
épicycle,
autour d'un point théorique E, ce dernier tournant
uniformément autour de la Terre T.
Pour un observateur lié à T, la trajectoire résultante est une généralement une épicycloïde dont la forme dépend des vitesses angulaires de E et P (elle peut être une ellipse).
Une hypothèse plus simple, également mentionnée, fut l'excentrique : la planète P décrit un cercle non centré en T, dit cercle déférent (à droite).
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Cette hypothèse explique alors les phénomènes observés d'apogée (point le plus éloigné de la Terre) et de périgée (point le plus proche de la Terre). Ptolémée reprendra les deux modèles d'Hipparque dans sa théorie, plus complexe, des équants. Suite aux travaux de Copernic et de Galilée, la solution elliptique de Kepler résoudra définitivement le problème. |
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Épicycles
selon Hipparque & animation :
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| La projection stéréographique : |
Concernant
la représentation de la Terre, il conçut la notion de
projection
stéréographique : à
tout point M de la demi-sphère (s) autre que le
pôle O, on associe le point M' intersection du plan
équatorial et de la demi-droite [OM). Dans le cas
considéré (demi-sphère), les points de (s) se
projettent à l'extérieur du cercle
équatorial. Dans le cas d'une sphère "posée" sur son pôle sud, l'image
serait le plan tangent.
Mathématiquement, si nous appelons (P) le plan équatorial, nous sommes en présence d'un inversion géométrique de pôle O, de rapport 2r2, r désignant le rayon de la sphère : ainsi le cercle équatorial est invariant.
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Mais,
l'usage de la puissance
d'un point par rapport à un cercle
conduit très simplement au résultat, eu égard
à
OM'2 = R2 + HM'2 car la
puissance de M' par rapport au cercle (ci-contre) est : d'une part M'M
x
M'O et d'autre part : M'H2 - r2.
Par cette inversion la sphère est transformée en (P). Les cercles passant par le pôle (les méridiens) sont transformés en droites et les cercles parallèles à (P), les parallèles, sont transformés en cercles. Sachant que l'inversion conserve les angles : pour cette raison, la projection stéréographique est dite conforme.

Si
nous voulons obtenir une carte de
l'hémisphère
nord, on choisit le pôle sud
S comme pôle d'inversion. Tous les
points de l'hémisphère nord seront projetés
à l'intérieur du cercle équatorial, ce qui
fournit, en se limitant à quelques-uns de ces cercles, une
projection comme ci-dessus (à gauche).
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Le plan de projection passe alors par les pôles Nord et Sud et on pourra représenter l'hémisphère ne contenant pas O. Dans ce cas, méridiens et parallèles sont transformés en (arcs de) cercles (à droite). |
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Projection Lambert
, Projection
conforme de Mercator ,
Werner
Pour
en savoir plus en astronomie :
Par exemple : http://www.anaconda-2.net/andromeda.html