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COPERNIC Nicolas (Copernicus Nicholas), polonais, 1473-1543

Source portrait :  Musée Nicolas Copernic à Frombork (Pologne)

Fils de boulanger, neveu de l'évèque de Varmia, il étudia la théologie et l'astronomie à Cracovie et quitta la Pologne pour l'Italie (1496) où il enseignera les mathématiques et apprendra la médecine et le droit canon (lois régissant l'église catholique).

Finalement, Copernic sera astronome à Frauenburg (Allemagne, anciennement Prusse orientale) où il fonda un observatoire. De par ses observations, Copernic est tôt convaincu (1512) de la position centrale du Soleil dans notre système planétaire.

Mais ce n'est qu'en 1542 (un an avant sa mort) qu'il décide de publier son traité sur les mouvements planétaires, De revolutionibus orbium cælestium libri (1543), où il tente de mettre fin au système, très complexe et confus, de Ptolémée, issu des théories géocentriques (du grec geos = Terre : la Terre est le centre du Monde) de Eudoxe et d'Aristote.

Copernic lui substitue l'héliocentrisme (du grec hélios = soleil) qu'avait préconisé Pythagore et Aristarque : les planètes tournent autour du soleil, tout en tournant sur elles-mêmes. Quant à savoir comment elles tournent, ce sera la découverte de Kepler. Le Saint-Office, congrégation fondée par le pape Paul III (1542) pour juger des cas d’hérésie déclarait :

« affirmer que le soleil est immobile au centre du Monde est absurde, faux, hérétique, et nettement contraire aux Écritures. De même, affirmer que la Terre n'est pas le centre du Monde, qu'elle n'est pas immobile et qu'elle tourne sur elle même, est une opinion absurde et erronée du point de vue théologique ».

Copernic eut le bon sens de ne pas publier trop tôt ses idées : craignant les tribunaux de l'inquisition, il les fit imprimer quelques mois avant sa mort, il avait soixante-dix ans.

La théorie héliocentrique de Copernic sera effectivement condamnée (mises à l'Index) en 1616 par le pape Paul V lorsque Galilée avança les mêmes thèses eu égard aux phases de Vénus découvertes grâce à la lunette astronomique qu'il inventa. L'usage du télescope, plus puissant, dû à Newton, confirmera la théorie.


Dürer  Stifel
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