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Au sens étymologique, une quadrature est un calcul d'aire consistant à construire, à la règle et au compas (outils chers à Euclide...), un carré de même aire que le domaine considéré.
Par définition :
L'aire d'une surface plane quelconque
est égale au nombre (généralement non entier)
de carrés "unités" qu'elle
contient
Dans le langage courant, on parle de surface pour parler de l'aire. Par exemple, si vous achetez un terrain, vous allez demander quelle est sa surface. Vous auriez-dû dire quelle est son aire ? Ou bien : quelle est sa superficie ? Un terrain est une surface en tant que portion de face extérieure de notre planète ! Tout comme le sous-marin qui refait surface : face extérieure cette fois de l'océan et dont on se demande bien alors ce qu'est le fond de l'océan... Tout cela n'est pas bien grave et très méchant serait le professeur qui pénaliserait un élève pour cet abus de langage consistant à parler de surface au lieu de aire qui en est, on l'a compris, la mesure. Un abus de langage semblable est celui qui consiste à parler d'un angle (objet mathématique) égal à 45° (mesure de cet angle en degrés).
La notion mathématique de surface
algébrique :
![]()
Un carré unité est un carré dont la mesure du côté est prise comme
unité de longueur, son aire est 1 unité d'aire : 1
u.a.
L'unité étant le cm, l'aire d'un
carré de 1 cm de coté est,
par définition, 1 centimètre carré et on note
1cm2.
L'aire d'un carré de
3 cm de côté est 9 cm2
car il contient 3 lignes de 3 carrés, soit 9 carrés de 1 cm de côté : 3
x 3 = 9.
Le petit 2 en exposant dans 9 cm2 signifie 1
cm x 1 cm.
Une erreur très classique au collège (et entendu au journal
télévisé...) est la mauvaise interprétation des unités d'aire : que signifie
la
déforestation atteint 1000 km2 par an ? Pour certains, tout se passe
comme si on parlait d'un domaine équivalent à un carré de 1000 km sur 1000 km !
Non : il s'agit de 1000 unités égales à 1 km2 (équivalentes à un
carré de côté 1 km). En termes de carré équivalent, il s'agira d'un carré de
côté √1000 ≈ 31,62 km.
En mathématiques, on utilise très souvent des nombres et des variables
multipliés par eux-mêmes :
par analogie géométrique, le
carré d'un nombre n est le nombre n
x n, noté n2.
Par exemple 92 = 81; 102
= 100.
Un carré du quadrillage ci-contre étant pris comme unité
d'aire (u.a.), évaluer l'aire du domaine colorié en jaune. Les coloriages
bleu et
rose vous donnent une
indication pour la solution : procéder par différences; les flèches veulent vous
faire remarquer un passage par certains milieux...
Réponse : 14 - (7 + 3)
+ 12 - (2 + 1/4) = 13,75. L'aire jaune mesure 13,75 u.a.
D'une façon générale, une quadrature sera un calcul d'aire basé sur la décomposition en carrés ou rectangles de la surface à évaluer :
sur le plan strictement géométrique, il s'agira de bien
distinguer la quadrature géométrique d'une
figure donnée concrètement : déjà dessinée, et
la quadrature géométrique d'une figure définie
abstraitement par sa nature et ses dimensions
(non dessinée).
Le célèbre problème de la quadrature du cercle fut la recherche de la construction, au sens euclidien de la règle et du compas, d'un carré de même aire qu'un cercle donné.

Le célèbre problème de la quadrature du cercle :
![]()
La quadrature d'un rectangle donné, et plus généralement d'un polygone donné (déjà dessiné) est toujours possible géométriquement à la règle non graduée (au sens d'Euclide) et au compas.
Si un rectangle est caractérisé par ses
seules dimensions L et
,
la quadrature sera réalisable pour une longueur L et une largeur
donnés
constructibles. Par exemple,
construire la quadrature d'un rectangle de largeur 1, de longueur
est impossible :
Wantzel.
| Aire et quadrature du rectangle : |
Une unité de mesure (distance) étant choisie, L'aire du
rectangle de longueur L unités et de largeur
unités est donnée par la formule
A = L x
, obtenue en
décomposant le rectangle en petits carrés de côté unité.
1.
A gauche : quelle est, en m2, l'aire de la partie jaune dans le rectangle
en supposant qu'elles représentent des allées de 80 cm de large dans
un jardin rectangulaire
de 35 m sur 12 m ?
Rep : 36,96 m2 (0,8
x 47 - 0,82).

2.
A droite : quelle est l'aire de la partie coloriée en bleu dans le carré dont le
côté mesure 4 cm ? Rep : 8 cm2 (moitié de l'aire du carré).
Quadrature d'un rectangle donné (préalablement dessiné) :
![]()
Le problème
de la quadrature d'un rectangle défini par ses dimensions L et
, revient à construire un carré de côté c vérifiant c2 =
x L.
Comme
déjà entrevu plus haut, il y a là, en toute rigueur, une difficulté : le choix de l'unité tel
que L et
en soient des multiples,
ce qui revient à la recherche d'un diviseur commun (on disait autrefois une partie aliquote
commune, du latin aliquot = quelques, un certain nombre de fois).
Supposons
donné et mesurable
(constructible). Si, par exemple :
L = 3
: on a
alors A = 3
2.
Il s'agit de construire un carré de côté c vérifiant c2 = 3
2
(c = ![]()
3).
Ce côté c apparaît comme
moyenne proportionnelle
entre
et 3
et
on sait construire un tel nombre : on construit un segment AC = AH + HC de longueur
+
3
; on
trace le demi-cercle de diamètre [AC] : c = BH où B est obtenu en coupant le
demi-cercle par la perpendiculaire à [AC] passant par H
relation métrique dans le
triangle rectangle.
= ¾L : on a
3L = 4
, donc A =
4/3 x
2. On procéderait de
la même façon que précédemment en construisant un
segment AC = AH + HC de longueur 4/3 x
+
et le procédé se généralise au
cas
= a/b
x L mais comment construire, 
à la règle et au compas un
segment mesurant les 4/3 de
? il suffit d'utiliser la propriété de
Thalès !
Plus généralement, L
et
étant constructibles,
c2 =
x L signifie
/c = c/L et il s'agira là encore de construire une moyenne proportionnelle
c entre
et L.
Exemple :
procéder à la quadrature d'un rectangle dont l'aire
est 15 cm2. On peut choisir
= 3 cm et L = 5 cm (construction figure de droite).
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Aire et quadrature du triangle et d'un polygone : |

Le
calcul de l'aire de toute ligne fermée polygonale se ramène à celle du triangle,
laquelle, comme le montre la figure de gauche, est la moitié de celle du rectangle dans lequel il s'inscrit.
A = ½ b x h
Le cas d'un triangle rectangle dont les côtés de l'angle droit mesurent a et b est ainsi ½ a x b.
Quadrature d'un triangle donné (préalablement dessiné) :
![]()

c désignant le côté AB, l'application
de la trigonométrie élémentaire montre que la formule ½b x
h s'écrit aussi :
½bc x sin Â
Au
moyen du produit vectoriel, on a aussi cette
belle formule :
½ ||AB
AC ||
Formule de Héron et autres expressions :
![]()
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| Aire du triangle #1, #2 niveau 5ème/4ème |
| Aire d'un triangle et symétrie centrale et prolongements... niveau 3ème à 1ère S |
| Quadrature du triangle TD niveau 2nde/1ère |
| Triangle d'aire maximale inscrit dans un cercle TD niveau 2nde/1ère |
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Aire d'un carré et construction
connaissant la mesure de ses diagonales (6ème) Rectangles de même aire (6ème/5ème) |
| Hotte & tronc de cône aires latérales du cône et du cylindre |
| Un problème d'invariant point variable et somme de distances constante |
| Quadrilatère d'aire maximale inscrit dans un cercle |
| Quadrature du pentagone TD niveau 2nde/1ère |
| Quadrature de la parabole TD niveau Terminale |
| p par quadrature approchée du cercle niveau 5ème/4ème |
| Aire d'une lunule aire d'un secteur circulaire, aire du losange |
| Colle carrée un carré au centre d'un carré... |
| Calcul d'aire par différence cercles tangents, losange, th. de Pythagore |
| Quadrature et intégrale : |
On
parle aussi de quadrature pour
signifier le calcul d'un
intégrale.
Pour une fonction positive,
l'intégrale de Riemann,
reposant sur la notion de fonction en escalier, s'interprète
comme une quadrature, somme d'aires de rectangles, et plus généralement, le terme
quadrature désigne, en analyse, l'obtention d'un résultat par le
calcul d'une intégrale.
l'intégrale de Riemann est une formalisation de la méthode d'Archimède pour le calcul de l'aire sous la parabole qui utilisait la méthode d'exhaustion initiée par Eudoxe et que reprendra Euclide dans ses Éléments.
La théorie des indivisibles de Cavalieri sera le trait d'union entre les "Anciens" et les "Modernes" que seront Newton et Leibniz à qui l'on reconnaît la paternité de ce qu'on appelle aujourd'hui le calcul différentiel et intégral. Les méthodes d'intégration approchée se sont affinées grâce au progrès de l'analyse (accélération de convergence) et l'apport de l'informatique.
Méthodes d'intégration approchée dans
ChronoMath :
Quadrature selon d'Alembert :