ChronoMath, une chronologie des MATHÉMATIQUES
à l'usage des professeurs de mathématiques, des étudiants et des élèves des lycées & collèges

BOETIUS (Boèce), Anitius Mantius Severinus, latin, 480-524

Savant, philosophe, politicien, religieux, il étudia à Athènes, cité encore renommée à l'époque pour la philosophie et les sciences.

Conseiller du roi des Ostrogoths Théodoric le Grand, cet érudit eut une triste et injuste fin : il fut accusé de trahison et de magie et jeté en prison. Après de longues longues années, il fut condamné à mort et exécuté à Pavie.

Réhabilité à la mort de Théodoric, diverses églises d'Italie le reconnurent comme un saint. Sa philosophie relevait cependant plus de la logique d'Aristote et de Platon (dont il traduisit  les œuvres en latin) que du christianisme.

S'intéressant aux mathématiques grecques, Boèce traduisit notamment les travaux arithmétiques de Nicomaque (en latin). Outre la géométrie et l'écriture musicale, on lui doit un important traité d'arithmétique (De Institutione Arithmetica) où l'emploi systématique de la numération décimale empruntée aux mathématiques indiennes permit d'asseoir définitivement l'usage de celle-ci en Europe.

Ces écrits, qui firent référence tout au long du moyen âge, période hélas peu fertile sur le plan scientifique contrairement au développement des mathématiques arabes font de Boèce le trait d'union avec la science hellénique de l'Antiquité.

Alhazen  

 Ci-dessous : fragment d'une gravure sur bois (Grégoire Reisch, 1508) L'Arithmétique présentant un concours entre Boèce (Boetius) et Pythagoras (Pythagore). Ce dernier, manipulant un abaque antique (genre de boulier) peu pratique, est présenté fort embarrassé face à Boèce réjoui qui, ayant usé du calcul décimal et des chiffres indo-arabes, semble avoir terminé. La présence de la notation fractionnaire est anachronique.

  Oresme


Eutocius d'Ascalon  Brahmagupta
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