

On ne le
confondra pas avec John von
Neumann (1903-1957).
Natif de Königsberg, fils du physicien Franz Ernst Neumann (1798-1895), Karl (ou Carl) Gottfried (Charles Godefroy), Neumann y fit ses études secondaires et supérieures. Professeur de mathématiques à Königsberg, il prépare son doctorat et présente sa thèse, rédigée en latin, à l'université de Halle (1856), dirigée par Hesse, portant sur un sujet de mécanique : De problemate quodam mechanico, quod ad primam integralium ultraellipticorum classem revocatur, soit (sensiblement) : Sur un problème de mécanique rattaché aux intégrales hyperelliptiques de première espèce. Elle fut publiée dans le journal de Crelle en 1859.
Professeur à l'université de Halle (dès 1858), Neumann le sera ensuite à Bâle
(1863) puis à Tübingen
(1865) avant d'être nommé à Leipzig en 1868, poste qu'il conservera jusqu'à sa
retraite. En ctte année 1868, Neumann fut le cofondateur, avec son compatriote
et ami Rudolf Clebsch, de la
revue Mathematische Annalen (
partiellement
consultable en ligne).
Ses travaux portèrent sur les intégrales abéliennes, les fonctions de Bessel, les surfaces de Riemann, la théorie du potentiel, les équations intégrales et l'étude des équations (et systèmes d'-) aux dérivées partielles rencontré(e)s en sciences physiques. Par ses méthodes nouvelles (différences finies, moyennes, approximations successives), il annonce les travaux de Volterra et Fredholm en analyse fonctionnelle.
On lui doit ainsi en particulier :
Le principe de Dirichlet appliqué aux surfaces de Riemann (1865);
La Théorie les fonctions de Bessel (1876);
Recherches sur le potentiel logarithmique et le potentiel newtonien (1877);
Les systèmes d'équations aux dérivées partielles (1910).
Neumann fut, avec
Clebsch, le cofondateur de la revue des Annales mathématiques (Mathematische Annalen :
en ligne).