ChronoMath, une chronologie des MATHÉMATIQUES
à l'usage des professeurs de mathématiques, des étudiants et des élèves des lycées & collèges

AGNESI Maria Gaetana, italienne, 1718-1799

Philosophe, polyglotte érudite (parlant, en particulier, couramment le grec et le latin), elle fut la fille particulièrement douée d'un professeur de mathématiques de l'université de Bologne et se fit connaître (1748) par un important traité d'analyse, Instituzioni Analitiche, qui fit référence en Europe de par ses traductions en français et en anglais.

Maria Agnesi fut ainsi, non seulement la première femme à éditer des travaux mathématiques, mais aussi la première à obtenir une chaire de mathématiques (et de philosophie) dans une université (1750).

Courbe d'Agnesi :    

Préalablement étudiée par Fermat et Grandi, il s'agit d'une courbe algébrique de degré 3, dite aussi sorcière d'Agnesi du fait d'une mauvaise traduction anglaise witch of Agnesi du traité de Grandi faisant allusion à cette courbe. En désignant par a une constante strictement positive, son équation est du type :

y = a3/(a2 + x2)

Différents spécialistes émettent des conjectures distinctes pour expliquer l'erreur du malheureux traducteur. Pas clair, d'autant que je n'ai pu consulter le texte original. Le texte italien semble parler de versiera (= diablesse, en italien) pour dénommer la courbe et pouvant vouloir aussi signifier la tournante, ou la  roulante (ce qui rappelle la roulette de Pascal), du latin versare signifiant tourner.

Étude géométrique de la courbe, paramétrisation :

 Femmes mathématiciennes dans Chronomath :
Hypatie , Germain , Kovalevskaïa , Boole-Stott , E. Noether , Dubreil-Jacotin


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