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Polyèdres réguliers convexes (solides de Platon) |
Poinsot
, Polyèdres
croisés
,
Solides d'Archimède ,
Polygones réguliers
, Structures cristallines
On appelle polyèdre (du
grec poly = plusieurs et hedra = base, facette)
un solide de l'espace limité par un nombre fini de polygones plans : ses
faces. En ce sens, le
dièdre (2 faces) et le trièdre (3
faces) ne sont pas des polyèdres !
Le minimum de faces d'un polyèdre est 4 : il s'agit alors d'un tétraèdre (voir ci-après). On appelle arête d'un polyèdre toute intersection de deux faces.
Château d'eau près de Toulouse :
contrairement à l'accoutumée, la citerne n'est pas cylindrique ou tronc-conique
mais polyédrique (de forme polyèdre)
![]()
Le cube est un polyèdre possédant 6 faces carrées identiques de côté c : longueur commune des arêtes. L'intersection de deux arêtes est un sommet du polyèdre.
Le prisme (à gauche) est un polyèdre particulier possédant deux faces parallèles identiques (ses bases), toutes les autres (faces latérales) sont des parallélogrammes.
Vous pouvez déplacer/déformer la face
supérieure en "tirant", avec la souris, sur un de ses côtés ou en déplaçant un
sommet. Vous pouvez aussi déplacer l'arête coloriées en
rouge.
Les arêtes des faces latérales sont donc parallèles et on parle de surface prismatique. Lorsque les faces latérales sont des rectangles, on parle de prisme droit. Le cube est un prisme droit particulier.
prisme et perspective cavalière
, perspective d'un prisme
(niveau 5è/3è)
Le pavé ou parallélépipède rectangle (comme la boîte d'allumettes) est un prisme droit dont les bases sont rectangles. Le cube est un cas particulier de pavé.

La pyramide
est un polyèdre construit à partir
d'un polygone (sa base) et un un point S
hors du plan du polygone (son sommet qui
joue dans ce cas un rôle particulier par rapport aux autres).
Outre sa base (sur laquelle elle repose), ses faces latérales sont les triangles obtenus en joignant S à chaque côté du polygone.
On appelle hauteur d'une pyramide la mesure de la distance entre le sommet S et sa base (B), c'est à dire SH, où S désigne la projection orthogonale de S sur le plan contenant (B). On dit aussi souvent hauteur pour parler du segment [SH].
Pyramides ,
Patrons de pyramides
Le tétraèdre (du grec tetra = quatre et hedra = face) est une pyramide particulière : ses quatre faces sont triangulaires; elles peuvent toutes jouer le rôle de la base. Un tétraèdre possède donc 4 hauteurs.
Un
tétraèdre est dit trirectangle si trois de
ses faces sont des triangles rectangles en un même sommet (formant un trièdre
rectangle).
Un tétraèdre est dit orthocentrique si ses quatre hauteurs sont concourantes. Un tétraèdre trirectangle est évidemment orthocentrique.
Plus généralement, on montre que est tétraèdre est orthocentrique si et seulement si chaque arête est orthogonale à l'arête opposée.
Centre de gravité du tétraèdre régulier ,
Orthocentre du tétraèdre régulier
Somme des angles au sommet d'une pyramide
, Tétraèdre orthocentrique niveau
1èreS/TerS
La tour de contrôle de l'aéroport d'Orly (sud de Paris) : la sphère polyèdre
(radôme) renferme un puissant radar.
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Les polyèdres réguliers : |
Les polyèdres réguliers convexes furent tout particulièrement étudiées par
Théétète
d'Athènes, Platon,
Euler
et Descartes.
En quelque sorte, ils sont à l'espace ce que les polygones
réguliers sont au plan : côtés de même mesure,
angles égaux, inscriptibles dans un cercle
faces isométriques, angles d'arêtes de leurs
angles polyèdres
égaux, inscriptibilité dans une sphère.

convexe s'oppose à
étoilé (on dit
aussi
croisé) un
polyèdre convexe est situé entièrement dans un même demi-plan constitué par
l'une quelconque de ses faces. On comprendra mieux la distinction en visitant la
page des
polyèdres étoilés...
Figure de gauche : les faces jaune et bleue forment un
angle dièdre (deux faces)
dont l'intersection est une arête du polyèdre; les faces jaune, orange et bleue
forment un angle trièdre
(trois faces) dont l'intersection est un sommet du polyèdre. Dans un polyèdre
régulier, les
angles
dièdres sont égaux.
Figure
de gauche : Ce polyèdre n'est
pas régulier : seules ses faces sont
isométriques (même mesure). C'est une dipyramide
pentagonale.
(di = deux ou double pour
signifier que l'on obtient deux pyramides de base pentagonale commune).
On construira facilement ce polyèdre au moyen de deux hexagones réguliers (formés de 6 triangles équilatéraux identiques) auxquels on aura "retiré" un triangle.
Considérons maintenant un polyèdre
dont un sommet est S et une section de ce polyèdre par un plan «suffisamment
proche» de S. Il est clair, sans
faire de calculs savants que la section sera une pyramide développable dans un
plan contenant S (son patron) et la somme des angles de sommet S de ses faces
est donc inférieure à 360°.
Somme des
angles au sommet d'un pyramide
Bâtiment
polyédrique au
Futuroscope. Les verres le recouvrant réfléchissent la couleur du ciel. Photographie partielle extraite d'un dépliant photographique du site
Revenons dans l'espace et considérons un polyèdre régulier : au moins trois faces du polyèdre régulier se rencontrent en S, cela peut être :
3, 4 ou 5 triangles équilatéraux (60°) , 6 ne se peut pas car cela ferait 360° : ce serait plat ! donc 3 cas possibles.
3 carrés (90°) , 4 ou plus ne se peut pas : 1 cas possible.
3 pentagones réguliers : 3 x 108° , 4 ou plus ne se peut pas : 1 cas possible.
3 hexagones (120°) ou plus de côtés : impossible car la somme serait supérieure à 360°.

Mais
pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué : considérons notre polyèdre
régulier. On nomme x le nombre d'arêtes de ses angles
polyèdres et y le nombre de côtés des faces des
polygones réguliers. Par exemple, à droite, une partie du
dodécaèdre
: 12 faces pentagonales (y = 5). Chaque angle polyèdre
possède 3 arêtes.
Dénombrons, avec répétition,
toutes les arêtes rencontrées en parcourant chaque face :
F faces de y côtés fournissent yF arêtes. Chaque
arête appartient à deux faces et deux seulement, ainsi
yF = 2A.
Raisonnons maintenant avec le nombre
d'arêtes rencontrées quand on dénombre tous les
angles polyèdres : nous avons xS arêtes. Mais chaque arête joint
deux sommets, d'où xS = 2A. De 2A = yF = xS et grâce à la
formule d'Euler S - A + F = 2, on déduit
l'égalité :
D'où (conditions nécessaires) : 4x > 2y + 2x -xy et 2y + 2x - xy > 0
Nous sommes face à un problème de régionnement du plan en nombres entiers, avec les conditions supplémentaires y > 2 et x > 2. On constate que la première condition est inutile (graphique page suivante). Il n'y a que 5 polyèdres réguliers possibles (et effectivement constructibles) :
|
Description des 5 polyèdres réguliers : |
|
x |
y |
S |
F |
A |
nature |
|
3 |
3 |
4 |
4 |
6 |
tétraèdre |
|
4 |
3 |
6 |
8 |
12 |
octaèdre |
|
5 |
3 |
12 |
20 |
30 |
icosaèdre |
|
3 |
4 |
8 |
6 |
12 |
cube |
|
3 |
5 |
20 |
12 |
30 |
dodécaèdre |

De gauche à droite et de haut en bas : Tétraèdre - cube -
octaèdre - dodécaèdre - icosaèdre
Ces
formes se retrouvent dans la nature, notamment dans certains
minéraux, les cristaux,
du fait des propriétés de symétrie de leur
structure impliquant d'ailleurs, de par l'agencement des atomes, la
notion mathématique abstraite de structure
de groupe (groupes
cristallographiques). Mais les structures moléculaires ne se
réduisent pas aux polyèdres
réguliers.
Pacioli Notions
sur les cristaux :
Pour en savoir plus :
Le site de Hubert Martineau (polyèdres animés) :
http://perso.wanadoo.fr/math.lemur/3d/poly.htm
ou encore :
Waterman Polyhedra (en english...) :
http://dogfeathers.com/java/ccppoly.html

Cette belle fleur d'oignon : boule ou polyèdre à faces
hexagonales ?...
1. Niveau 5è des collèges : construire le dodécaèdre régulier , construire l'icosaèdre , l'icosaèdre tronqué (ballon de football)
2.
Niveau 1ère : tout comme
le triangle équilatéral, le
tétraèdre régulier (carbone, constituant du
diamant)
n'a certes pas de centre de symétrie
mais on parle
cependant de son
centre
: point O situé à égale
distance de ses sommets qui est
son centre de gravité.
Pourriez-vous calculer l'angle ^AOB où A et B sont deux sommets ? Rép : @ 109,5°.
3. Plus dur : Dans le dodécaèdre régulier, il est manifeste que les angles dièdres de deux faces consécutives (angles de leurs plans) sont égaux deux à deux. Mais égaux à quoi ? Rép : @ 116,6°.
4. Niveau 2nde/1ère : on considère un tétraèdre ABCD pour lequel l'arête [AB] est perpendiculaire au plan (BCD), BC = CD = DB = a et AB = 2a. Exprimer le volume de ce tétraèdre en fonction de a ainsi que l'aire totale des faces.
Rép ex. 4 : V = a3/(2
3)
, S = a2(8 + 2
3
+
19)/4.