
Diplômé
de l'université de Petrograd (1914), Vinogradov se spécialisa en théorie des nombres
et sera le premier à
introduire l'usage de l'analyse fonctionnelle (courbes
algébriques, développements en série trigonométrique).
Une chaire lui est attribuée à l'université de Leningrad en 1925.
Vinogradov
est un des fondateurs et directeurs (1934) du toujours très actif Institut Steklov
de mathématiques de l’académie des sciences de l’URSS (sis à Saint-Pétersbourg,
ex Petrograd, puis Leningrad sous le régime soviétique).
En récompense de ses travaux, Vinogradov le prix Staline 1941 (100 000 roubles) et fut récipiendaire (1970), avec Denjoy, de la Médaille d'or Lomonosov de l'Académie des sciences de Russie.
| Des avancées dans les conjectures arithmétiques de Waring et de Goldbach : |
La conjecture de Waring
fur prouvée par Hilbert
en 1909. Vinogradov prouvera
partiellement
(1937) celle de Goldbach
relative aux entiers impairs à savoir que tout entier impair au
moins égal à 7 s'écrit comme somme de trois
nombres premiers en apportant la preuve qu'il en est ainsi pour tout entier impair
supérieur à
.
Quant aux nombres pairs (somme de deux nombres premiers), il fut vérifié que la décomposition a lieu (et que l'on peut même exiger que les deux nombres premiers soient distincts) pour tous les entiers pairs supérieurs à 6 et inférieurs à 33 x 106. Le problème reste ouvert.
Vinogradov intervint également dans l'étude des nombres premiers et leur raréfaction.
On pourra se référer au Que sais-je? n°571, Les nombres premiers, de G. Tenenbaum et M. Mendès France, qui remplace (1997), avec un niveau beaucoup plus élevé (théorie analytique), ceux de Emile Borel, paru dès 1953, puis de Jean Itard (mêmes numéros).