ChronoMath, une chronologie des MATHÉMATIQUES
à l'usage des professeurs de mathématiques, des étudiants et des élèves des lycées & collèges

BOLYAI János (Jean), hongrois, 1802-1860

Officier du génie, violoniste, passionné de linguistique, János Bolyai fit ses études à Vienne, capitale de l'empire austro-hongrois. Il est le fils du mathématicien Farkas (alias Wolfgang) Bolyai (1775-1856).

Excellent tireur, provoqué en duel par 13 officiers de sa garnison, János accepta de se battre à condition de jouer un morceau de violon entre chaque duel. Il les tua tous ! Ce qui lui valut une retraite anticipée...

Farkas, le père de Johann, fut professeur de mathématiques, physique et chimie et ami de Gauss à Göttingen (qui refusa d'ailleurs d'y introduire son fils). Il se pencha sur le 5e postulat d'Euclide en tentant de le démontrer.

D'où l'intérêt et la contribution de János aux géométries non euclidiennes, indépendamment de Lobatchevski, car ignorant alors ses travaux. Il complète alors les recherches de son père en publiant, en France (1832), La science absolue de l'espace, avec en sous-titre :

indépendante de la vérité ou de la fausseté de l'axiome XI d'Euclide
(que l'on ne pourra jamais établir à priori)
suivie de la quadrature géométrique du cercle dans le cas de la fausseté de l'axiome XI

  Il y eut de très nombreuses traductions des Éléments d'Euclide, chaque traducteur ayant sa propre numérotation des axiomes et postulats. En France, tout particulièrement depuis les traductions des Éléments par François Peyrard (1760-1822), professeur de mathématiques et d'astronomie au lycée Bonaparte (aujourd'hui lycée Condorcet, Paris), l'axiome XI, cité par Bolyai, concerne le 5è postulat.

Réfutant finalement le cinquième postulat d'Euclide, sa géométrie est pareille à celle de Lobatchevski mais tout le mérite revint cependant à ce dernier par des publications et des exposés plus précoces dès 1826.

  Beltrami

Prix Bolyai :     

Le prix Jànos Bolyai a été créé par l'Académie des Sciences de Hongrie en 1902 (pour le centenaire de la naissance de J. Bolyai). Il récompense, tous les 5 ans, des contributions innovantes en mathématiques. Le premier lauréat fut Henri Poincaré en 1905. Le second fut David hilbert en 1910.

Disparu par l'avènement de la 1ère guerre mondiale, le prix réapparait en l'an 2000 à l'occasion de ce millésime consacré aux mathématiques. Le prix consiste en une médaille d'or et un montant de 25 000 $ US. En 2005, le récipiendaire fut le mathématicien français d'origine russe Misha Gromov pour ses travaux sur les structures métriques des variétés riemanniennes et non-riemanniennes.

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Abel  Bellavitis 
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