
D'origine berbère, Al-Qalasadi vécut en Andalousie (à Grenade, au sud de l'Espagne alors conquise par les Maures) puis revint en Afrique du nord, à Tunis. Si les travaux de cet algébriste ne sont pas véritablement novateurs (travaux en partie hérités d'Al-Khwarizmi), sa symbolique, usant de lettres pour désigner la racine carrée, l'égalité ou encore l'inconnue dans une équation, annonce les algébristes "modernes" comme Viète, Cardan ou Bombelli :
L'inconnue dans une équation est
appelée la chose :
(approximativement : chaÿ). Cette appellation sera
reprise par Riese
et fut nommée la cosa en italien et
notée R (du latin res = chose). Al-Qalasadi
utilisait la première lettre de ce mot :
.
Ainsi, en notant x, comme bien souvent de nos jours, notre
inconnue :
Le carré
de
l'inconnue est symbolisé par un
,
première lettre de
(approximativement : mourabba) signifiant carré
:
La racine carrée
, calculée avec précision dès le 6è siècle par l'indien
Aryabhata, est symbolisée
par
,
première lettre du mot arabe
signifiant racine (approximativement : jêdr) :
La lettre
, équivalent à la lettre L, symbolisait notre signe
= et une égalité comme
9
= 3, s'écrit alors, de droite à gauche :
Bombelli
, Recorde
, Rudolff, Oughtred
Les mathématiques de l'Islam :
Source
et pour en savoir plus :