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Courbe étudiée par le physicien français Pierre Varignon en 1704. L'équation, en coordonnées polaires de cette belle spirale est, tout simplement :

r = 1/t , t varie sur
[-12p,+12p]
L'équation
r = a/t explique le nom de la courbe vu que y = 1/x est
l'équation de l'hyperbole
équilatère en
coordonnées cartésiennes. Elle est tracée
ci-dessus pour a = 1 et t > 0. Lorsque t varie sur
R* tout entier, on obtient une branche
complémentaire symétrique par rapport à Oy
puisque le changement de t en - t change le signe de r :

La spirale hyperbolique est plus compliquée qu'elle ne paraît car elle possède non seulement :
un point asymptote, à savoir l'origine puisque si t tend vers l'infini, r tend vers 0;
mais aussi une droite asymptote d'équation y = 1 dont elle s'approche infiniment près (par définition d'une telle droite) lorsque t tend vers 0.

On peut prouver ce dernier
résultat en utilisant une méthode spécifique aux
coordonnées polaires ou bien très facilement en passant aux coordonnées
paramétriques (x =
r.cos t, y = r.sin t). On a ici, puisque
r = 1/t :
Si t tend vers 0 par valeurs
positives, cos(t) tend vers 1, donc x tend vers +
,
et y = sin(t)/t tend vers 1.
Ce dernier résultat est facile
à prouver en remarquant que sin(t)/t = (sin t - sin 0)/(t -
0). Le quotient sin(t)/t apparaît donc comme le taux d'accroissement de sin t au
voisinage de zéro et par suite sa limite en 0 est le nombre dérivé de sinus en
0, soit cos 0 = 1.
Un
cas beaucoup plus élémentaire d'asymptote droite, bien
connu dès la classe de Première, est donné par
l'hyperbole.

Notons
que la spirale hyperbolique apparaît comme la projection
conique (projection centrale)
d'une hélice
circulaire lorsque le centre
de la projection est choisi sur l'axe de cette dernière :
Dans un repère orthonormé (0,x,y,z), l'équation de l'hélice d'axe Oz le long d'un cylindre de rayon R, est de la forme :
Choisissons A(0,0,a) comme centre de la projection conique. Notons m(x,y,z) un point de l'hélice et M le point projeté sur le plan xOy. Pour chaque t, la droite (Am) est dirigée par (Rcos t , Rsin t, at - a) et pour tout point M(X,Y,Z) de (Am), on peut alors s'écrire :
Le point projeté M(X,Y,Z) est défini par Z = 0 donc par l(1 - t) = 1. D'où :
Donc, en coordonnées
polaires :
On retrouve bien la spirale hyperbolique, quitte à poser t' = 1 - t.
Si
nous projetons sur le plan xOy la partie de l'hélice pour
laquelle z est négatif, t = 1 correspond au plan de projection
qui doit être écarté (on obtient la branche
infinie lorsque t tend vers 1. Ci-dessous, la courbe est
tracée pour a = 1 et t variant de
-10p
à 1.
| Recherche d'une droite asymptote en coordonnées polaires : |
Soir r =
f(t) l'équation polaire d'une courbe (c). La
recherche d'une telle droite (d) ne se fera que
si r tend vers l'infini (branche infinie) au voisinage d'une valeur finie to
de t. Notons H la projection orthogonale du point M de
(c) sur la droite d'angle polaire to.
L'asymptote (d) existera si et seulement si MH
admet une limite finie lorsque t tend vers to,
c'est à dire si et seulement si le nombre :
![]()
existe et est fini. Ce nombre k représentera la distance algébrique OP = HM de l'asymptote au pôle (l'origine des coordonnées), cette asymptote étant parallèle à la droite d'angle polaire to. Une valeur positive (resp. négative) de k correspond à un angle orienté (OH,OP) = +p/2 (resp. -p/2). Dans certains cas l'étude du signe de k - r x sin(t - to) sera nécessaire pour étudier la position de la courbe par rapport à l'asymptote.
Si k existe mais est infini, il s'agira d'une branche parabolique dans la direction de l'axe polaire to.
Si k n'existe pas : r x sin(t - to) n'admet pas de limite en , il s'agira d'une branche infinie dans la direction de l'axe polaire to. Comme dans le cas cartésien, on peut parler de direction asymptotique d'angle polaire to.

Astuce !
Le produit r
x sin(t - to) se présente sous la forme indéterminée
x 0. Posons alors r = 1/r; le produit
conduit à la forme 0/0 et en lui appliquant la règle du marquis de L'hospital,
la limite est cos(t - to)/r' où désigne la dérivée
de r au point t. Par suite k = 1/r'
tout simplement !
![]()
1.
Dans le cas ci-dessus de la courbe définie par r = 1/t au voisinage de t = 0,
on a immédiatement k = 1. La droite polaire d'angle 0
est l'axe des abscisses. Le nombre k est positif : l'équation de l'asymptote
oblique est y = +1.
2.
Considérer maintenant la courbe définie par :
![]()
Justifier que cette courbe admet un cercle asymptote
pour t infini mais qu'au voisinage de t = 1, il ne s'agit que de branches
infinies

3. Étude de la strophoïde (BTS bureau d'études 1971)