ChronoMath, une chronologie des MATHÉMATIQUES
à l'usage des professeurs de mathématiques, des étudiants et des élèves des lycées & collèges

Carré magique           carré latin, carré gréco-latin

Le concept de carré magique remonte à des temps très anciens et fut présent dans toutes les grandes civilisations. Son origine semble provenir de l'Inde et de la Chine , 2000 ans avant J.-C. On le retrouve dans les mathématiques Arabes. Les plus grands mathématiciens comme Fermat et Euler ont étudié les carrés magiques.

Le non moins célèbre peintre et graveur Albrecht Dürer s'y intéressa aussi : on retrouve un carré magique (ci-dessus) dans une de ses gravures : Melancolia I. Sa propriété fascinante, magique (!) lui prêta un caractère ésotérique et on le retrouve en astrologie ou dans des légendes plus ou moins diaboliques... Il existe de très nombreux écrits et sites sur ce célèbre sujet dont quelques uns sont donnés in fine.

La règle du "jeu" est la suivante :           

un carré n x n est quadrillé en n2 cases à la façon d'un échiquier. Il s'agit de placer n2 entiers naturels distincts afin que la somme des entiers trouvés en ligne, en colonne et dans les deux diagonales soit toujours la même (c'est la constante du carré, n en est l'ordre). Si la somme des diagonales diffère de la somme des lignes et colonnes, le carré est dit semi-magique.

Il existe évidemment des variantes décidées par le "constructeur" :

8
1
6
3
5
7
4
9
2

 Ce carré magique, dit Lo Shu (écrit de Lo), apparut, selon une légende remontant à plus de 2000 ans, sur le dos d'une tortue sortant de la rivière Lo (rivière chinoise). C'est le seul carré magique normal d'ordre 3 (à une permutation près des termes).


Quelle est nécessairement la constante d'un carré magique normal ? 

Variantes ludiques :
-1

-3

2

1

à compléter - Manuel 5ème - 1991 - Collection Pythagore, Ed. Hatier
obtenu par manipulation soustractive du Lo Shu...
4/5

3/5

1/2
 

1/5

4/3

8/3

 

 

2

 

80
45
320

  

180

à compléter - Manuel 3ème - 1992 - Collection Pythagore, Ed. Hatier

Carré latin, carré gréco-latin :

Il ne faut pas confondre carré magique et carré latin : les cases d'un tel carré n x n sont remplies par des mêmes lettres distinctes en ligne et en colonne. On utilise donc n lettres (remarquer ici les permutations circulaires sur les lignes et les colonnes) :

a
b
c
b
c
a
c
a
b

carré latin

Un carré obtenu par juxtaposition de deux carrés latins d'ordre n de sorte que l'on obtienne des couples distincts deux à deux (n2 couples distincts) est dit gréco-latin (l'un utilise des lettres latines, l'autre des lettres grecques afin de distinguer les couples obtenus, d'où l'appellation).

La table de Pythagore d'une loi d'un groupe fini est un carré latin. Ces carrés furent étudiés par Euler. On les rencontre aussi en théorie des graphes.

 Pour en savoir beaucoup plus sur ce célèbre sujet :


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