ChronoMath, une chronologie des MATHÉMATIQUES
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RAMIS Jean-Pierre, français, 1943-

Sources portrait et biographie : Académie des Sciences.

On ne confondra pas Jean-Pierre Ramis avec Edmond Ramis (1918-1996), agrégé de mathématiques (1941),  qui fut inspecteur général de mathématiques et collabora, dans les années 1970, aux très renommés manuels de Mathématiques spéciales avec Claude Deschamps, Jacques Odoux, Jean Commeau, une saga commencée dans les années 1930 avec Hyppolite Commissaire et Georges Cagnac.

Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de mathématiques (1965), Jean-Pierre Ramis sera assistant à la faculté des sciences de Paris et attache de recherches au CNRS et soutiendra sa thèse de doctorat (1969) sous la direction d'Henri Cartan.

Après deux années passées à la faculté des sciences de Tunis au titre de la coopération, il enseignera à l'université Louis Pasteur de Strtasbourg et dirigera l'Institut de recherche mathématique avancée (IRMA). Jean-Pierre Ramis est professeur à l'université Paul Sabatier de Toulouse depuis 1994 et directeur de l’Institut de mathématiques de Toulouse de 2000 à 2005 année où il fut élu à l'Académie des sciences.

Les travaux  de Jean-Pierre Ramis sont très pointus. On en trouvera ci-dessous un résumé extrait de la page qui lui est consacrée sur le site de l'Académie des sciences :

« Jean-Pierre Ramis a d’abord travaillé en géométrie analytique complexe : sur des problèmes de singularités en dimension infinie, puis sur la mise en place d’une théorie de la dualité absolue, puis relative, en présence de singularités arbitraires. Il s’est ensuite tourné vers l’étude des systèmes dynamiques holomorphes. Il a contribué à l’extension à plusieurs variables de l’importante notion d’équation différentielle du type de Fuchs.

Jean-Pierre Ramis s’est également intéressé aux systèmes dynamiques continus ou discrets dans le champ complexe et à leurs relations, via les problèmes de divergence, avec les théories de Galois ainsi qu'à leurs diverses applications, en particulier à des problèmes d’intégrabilité.

(...) Il a découvert un critère Galoisien de non intégrabilité (au sens classique d’Arnold-Liouville) des systèmes hamiltoniens et en a donné de nombreuses applications à la solution de problèmes classiques de mécanique, mécanique céleste, cosmologie...

La théorie de Morales-Ramis est maintenant utilisée par de nombreux auteurs et a permis de résoudre beaucoup de problèmes ouverts. Plus récemment Jean-Pierre Ramis s’est intéressé aux équations aux q-différences, résolvant entre autres des problèmes posés par G.D. Birkhoff ».

Jean-Pierre Ramis a reçu les Prix Doisteau-Blutet (1982) et Alexandre Joannidès (2002) de l’Académie des sciences.

Hamilton

Une conférence (vidéo) donnée à la BnF de J.-P. Ramis, organisée par la SMF (2009), intitulée "Leonhardt Euler ou l'art de donner un sens à ce qui n'en avait pas" portant en particulier sur la convergence des séries numériques et de l'interprétation que l'on peut donner de certains cas divergents en lien avec la physique théorique quantique :

Pour en savoir plus :


Herman  Deligne
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